DERNIERS REGARDS SUR LA SAISON 2017

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lun, 20/11/2017 - 22:45
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Dans le peloton de tête le premier jour, les équipages Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team ont connu une suite plus laborieuse sur les chemins du Rallye d’Australie. Avec la septième place de Kris Meeke et Paul Nagle pour meilleur résultat des C3 WRC, le bilan de cette dernière manche de la saison est frustrant. Déjà, l’équipe Citroën Racing est tournée vers les préparatifs de la saison 2018.    



LE FILM DE LA COURSE

Vendredi, le rallye débutait dans les forêts du nord de Coffs Harbour, une petite station balnéaire située entre Sydney et Brisbane. Dès les premières spéciales, les pilotes Citroën prenaient leur place au sein du peloton de tête. Notamment Kris Meeke, deuxième du classement général après l’ES2. Dans la spéciale suivante, le Britannique perdait une douzaine de secondes lors d’une petite excursion hors de la route. Il conservait sa position à mi-journée, une seconde devant son équipier Craig Breen. Ralenti par une crevaison dans l’ES1, Stéphane Lefebvre était neuvième.

Lors du second passage dans les spéciales, Kris conservait la deuxième place. Pour 7/10e, il terminait l’étape au troisième rang, après avoir été passé par Thierry Neuville dans la spéciale tracée au bord de l’Océan Pacifique. Rattrapés par leur manque d’expérience sur ce terrain, Craig et Stéphane perdaient du terrain à cause de petites erreurs. En fin de journée, les jeunes pilotes de l’équipe étaient encore cinquième et neuvième.

La deuxième étape débutait par la célèbre spéciale de Nambucca, longue de près de 50 km et tracée à travers la jungle australienne. Avec l’arrivée de la pluie, les conditions s’avéraient encore plus difficiles pour les équipages. Toujours troisième à mi-journée, Kris Meeke connaissait un coup du sort dans l’ES12. Après un léger contact contre un pont, la suspension arrière de la C3 WRC lâchait, contraignant le Britannique à se retirer pour la journée.

Auteur d’une journée régulière et sans faute, Craig Breen terminait cette deuxième étape en quatrième position ; il restait donc à l’affût d’une place sur le podium. L’Irlandais se signalait en réalisant le meilleur temps dans l’ES15.

Grâce aux faits de course, Stéphane Lefebvre progressait également jusqu’à la septième place. Malgré deux tête-à-queue et un choix de gommes peu payant au second passage, le Français pouvait tirer un bilan positif de la journée.

Stéphane allait pourtant être cueilli à froid le dimanche matin. Dans l’ES17, disputée sous le déluge, il était piégé par une plaque de boue et heurtait une grosse souche d’arbre. Avec une roue arrière arrachée, il était contraint d’abandonner. Quelques minutes plus tard, l’équipe apprenait également l’abandon de Craig Breen, parti dans une impressionnante série de tonneaux dans l’ES18 !

Il ne restait donc plus que Kris Meeke pour défendre les couleurs de Citroën. Reparti en Rally2 pour effectuer des essais grandeur nature, le Britannique signait le cinquième temps de la Power Stage pour se classer au septième rang du rallye.

QUESTIONS À YVES MATTON, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quel est votre bilan à l’issue de ce rallye ?

« Après une série de bons résultats, terminer la saison de la sorte est frustrant. Le premier jour, lorsque l’ordre des départs était plutôt favorable, Kris a su s’immiscer dans la lutte pour la première place. Il semblait bien parti pour accrocher, au moins, une place sur le podium, mais cet infime contact avec un pont l’a coupé dans son élan. C’est un véritable manque de réussite. Quant à nos jeunes pilotes, je leur avais demandé de prouver leur pointe de vitesse. Ils l’ont fait tous les deux, même si c’était moins visible pour Stéphane à cause d’une succession de contretemps, comme deux crevaisons le vendredi et deux tête-à-queue le samedi. Pour ses débuts en Australie, Craig s’est montré convaincant en sachant adapter son rythme aux difficultés. Il est évidemment regrettable qu’ils se soient faits tous deux piéger sous la pluie le dimanche. Cela démontre à quel point la route est longue vers le sommet, en WRC plus qu’ailleurs. »

Quel regard portez-vous sur cette saison 2017 ?

« D’un point de vue général, il faut se réjouir de la qualité du spectacle offert par le WRC. La nouvelle génération de voitures a tenu ses promesses et nous avons assisté à des rallyes passionnants de bout en bout. Il y a bien longtemps que quatre constructeurs et sept pilotes ne s’étaient pas imposés au cours d’une même saison ! Plus que jamais, le Championnat du Monde des Rallyes offre une plateforme de choix pour un constructeur désirant mettre en avant la qualité de ses produits. Dans le même temps, le niveau de la compétition s’est élevé de plusieurs crans et il faut en tenir compte. Concernant Citroën Racing, nous avons eu la satisfaction de remporter deux victoires, au Mexique et en Espagne. Cela correspond à l’objectif fixé par la direction de Citroën en début de saison. Je n’oublie pas que nous avons vécu des moments délicats en milieu de saison, mais le travail entrepris s’est traduit par des résultats concrets depuis. »

Que préparez-vous pour 2018 ?

« Les préparatifs ont débuté il y a plusieurs mois. Au bureau d’études, à l’atelier ou en essais, le développement de la C3 WRC est permanent. Certaines évolutions ont déjà été introduites, d’autres sont en cours de validation en attendant leur homologation. L’équipe technique réunie autour de Christophe Besse a une vision claire des domaines dans lesquels nous devons progresser. Les chronos réalisés en Espagne, en Grande-Bretagne et en Australie laissent penser que notre voiture est compétitive. Concernant les pilotes, nous annoncerons prochainement nos plans. C’est une affaire de semaines, puisque les préparatifs pour le Rallye Monte-Carlo débuteront courant décembre. Je peux juste confirmer que Sébastien Loeb ne sera pas au départ de cette première manche : l’enchaînement avec le Dakar ne permettrait pas d’aborder cette épreuve dans les meilleures conditions. »

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